06 août 2009
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Rafales d'amour
cinglant, comme une pluie violente,
sur une vitre
opaque
qui ne laisse
rien
filtrer.
Angoisse
de
dépossession.
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21 juin 2009
Je me rends compte que depuis bien longtemps je me soustrais à la vie
Pas tant à "ma" vie, mais à la vie tout court, dans ce qu'elle a de trop violent pour moi. Je me rends compte aussi que cette violence-là est inhérente à la vie. C'est celle des sentiments, de ceux qui engagent et bouleversent une vie, justement.
Enfin non, heureusement pour moi, je ne me soustrais pas à tout de cela. Mais quelque chose en moi refuse. Semble déterminé à refuser. Refuse bien malgré moi, d'ailleurs.
Et je ne fais finalement qu'explorer des déserts brûlants, mais vides.
Je voudrais retourner auprès des fontaines jaillissantes et rafraîchissantes, mais j'ai peur que la douleur encore ne m'emporte. Je voudrais m'abreuver aux sources limpides de flots d'amour qui portent, mais je redoute encore plus la cruauté déjà éprouvée. Mon pas est vacillant, voire chaotique. Mon corps se courbe dès qu'il s'élance, rompant l'élan qui le projetait vers la vie. Quel que soit le côté où je me tourne, la souffrance est présente.
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Je ne sais pas ce qui est perdu ou non.
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10 janvier 2009
Je suis toujours stupéfaite de constater à quel point la vie elle-même, alors meme qu'elle paraît forte, solide, peut être fragile, ne tenir qu'à un fil, tandis que lorsqu'elle ne semble tenir qu'à un fil, elle peut se révéler plus solide qu'un roc. Ce paradoxe peut bien sûr créer une sorte d'angoisse, mais il m'a aussi permis de prendre conscience des ressources parfois immenses mais insoupçonnées qu'un être humain a en lui.
" Ezekiel "
28 décembre 2008
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Légèrement agacée, énervée... Rien de bien méchant, et, qui plus est, sans raison précise. Juste trop de choses à faire et envie de faire plutôt autre chose encore. Je déteste cet état d'agitation dans lequel je me trouve parfois, par un excès de stress (pourquoi ?), de tension (pourtant...), qui me mène à ne pas faire ce que j'ai à faire, augmentant ainsi ce tress idiot, comme dans un cercle vicieux imbécile et sans fondement.
Je voudrais juste ne rien avoir à faire...
Ou bien n'avoir qu'à travailler à mes projets et vivre.
Mais ce n'est pas possible. En tout cas pour l'instant.
Pour l'heure, je ne sais pas comment faire.
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être accompagnée.
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Etre, sans avoir le sentiment d’être. Etat d’être.
Être sans avoir le sentiment particulier d’exister aux yeux des autres. Etre sans. Se sentir sans. Se sentir être pourtant.
Dénuée de. Pas forcément vide pour autant, mais dénuée de.
Se déposséder de soi-même. L’impression d’être dépossédée d’une partie de soi-même. Chercher cette partie de soi. Impression de commencer à percevoir un éclat de soi jusque-là inconnu. Effet de surprise. Fin ou début, inconnu.
Quelque chose du temps qui se dérobe et s’offre à la fois. Image douce, entrevue, à travers un nouveau miroir. S’apercevoir de loin. Avancer peut-être plus résolument vers cette part de soi, assez intrigante. Se voir différemment grâce au regard qu’une personne pose sur vous. C’est doux. Pour une fois pas angoissant. Avoir été vue. Sans peur. Sans appréhension excessive.
Quelque chose d’infiniment doux et pénétrant s’est produit.
Merci__ : )
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17 novembre 2008
Bla, Bla, Bla.
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se dévoiler, se dire,
à toi, à moi, ou à toute autre personne
se mettre en scène,
avouer ses fautes et ses faiblesses,
ses vertus et ses manques,
son manque d’amour, ses différences,
ses blessures et ses forces
faire de soi une personne, un être à part entière.
garder le respect envers soi-même
passe par le respect de soi
dans son intégrité
arrêter de se pourrir la vie avec des fausses pudeurs,
fausses modesties ou vraies rancœurs,
arrêter d’essayer de se battre contre soi-même
pour mieux s’éliminer,
ou ne pas être désiré,
ou pire aller jusqu’à faire mine
de se détester, de se haïr ou de se re-convertir
pour essayer de mieux désirer, ou d’être quelqu’un d’aimé,
de réputé,
qui ne s’aime pas lui-même
garder le respect envers soi-même
passe par le respect de soi
dans son intégrité
ne pas perdre sa liberté,
son droit de s’aimer sans s’aliéner
aux regards destructeurs, à la perversité
qui sadiquement se moque
de toi et de tes qualités
sans sourciller, sans même douter
ni se douter
que l’incompréhesion
est partagée,
mais que c’est toi qui aimes
parce que tu es toi-même
et sans tricher
garder le respect envers soi-même
passe par le respect de soi
dans son intégrité
arrêter de vouloir
se métamorphoser
en un(e) autre que soi-même
pour faire plaisir à ceux qui jugent sans regarder
et te méprisent et te rejettent sans souvent même
voir ou savoir
ou même vouloir savoir
ce qu’il y a de meilleur en toi,
arrêter d’exercer le rejet de soi-même
en vertu de l’indifférence,
ou de la bonne conscience,
ou de la bonne réputation,
ou du pouvoir de ceux qui font autorité,
sur ce qui est
garder le respect envers soi-même
passe par le respect de soi
dans son intégrité
Ne laisser disposer personne
de qui l’on est
si ce n’est de notre plein gré
en connaissance de cause
par amour et sincérité
ne pas gâcher ce qui existe
et qui ne demande qu’à être
pousser et vivre pour le meilleur
sans toujours éviter le pire
mais qui donne sans compter
les points, les échecs et les joies,
les déceptions, les illusions
parce que vivre, c’est risqué
et aimer encore plus,
mais que ça n’engage pas que nous
de vouloir être et exister
garder le respect envers soi-même
passe par le respect de soi
dans son intégrité
ne plus laisser à personne
pas même à moi
ce pouvoir de retourner
mes qualités contre moi-même...
car qui a le droit de juger de qui je suis
si c’est pour me détruire,
sans même vouloir comprendre
ni vouloir savoir
qui je suis et mon état d’esprit ?
je suis ce que je suis et mon identité
est mon identité, on peut juger mes actes
pas qui je suis
dans mon intégrité
personne ne peut juger
ni où je suis né, ni même comment
ni le fonds de ma personnalité
garder le respect envers toi-même
passe par le respect de toi
dans ton intégrité.
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15 octobre 2008
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___Il me semble que je ne sais plus écrire. Ou que je n'ai plus rien à dire. Ou rien à dire tout court. Les idées ne me viennent plus, je ne sais plus de quoi parler, ni comment. Je bute sur les mots. Rien ne me plaît de ce que j'écris en ce moment. Je ne me sens même pas négative, juste vide de mots. D'idées. Je me demande pourquoi je parlerais de cela plutôt que de quoi que ce soit d'autre. Me dis qu'il faudrait parler de presque tout, tellement de choses vont mal. Mais je manque de mots. Il y a sans doute trop à dire et je me sens noyée. Je trouve le monde éprouvant. Quant à moi, j'ai un peu le sentiment de tourner en rond. Je suis tendue et les mots viennent difficilement. Le plaisir est pourtant là à chaque fois que je mets des mots sur quelque chose qui m'importe, me tient à cœur. Je crois que je suis juste un peu trop en colère pour articuler vraiment mes pensées. La société va mal et ça me stupéfie un peu, je veux dire, la vitesse à laquelle beaucoup de choses semblent changer.
___Je me demande aussi parfois à quoi bon. A quoi bon dire, écrire. L'impression que mes paroles, mais pas seulement les miennes, que les paroles, je parle de celles qui ont un peu de sens, ou tentent d'en avoir, sont de moins en moins entendues. Certaines en deviennent de moins en moins audibles. D'autres résistent. Mais c'est un peu comme si l'image que j'avais des mots prononcés était de les voir se fracasser contre des murs. Pas toujours bien sûr. Heureusement. Mais souvent. Beaucoup trop souvent. Comme si les mots tentaient à chaque fois d'ouvrir des brèches dans les murs, mais s'y heurtaient et finalement s'y brisaient.
___C'est une image tragique. L'impossibilité d'être entendu, le constat amer que les mots ne sont pas suffisamment forts, ou puissants pour ébranler les murs. C'est un constat douloureux, celui d'un monde qui fait du bruit, mais se tait de plus en plus, tend à se perdre dans un silence vertigineux et à s'ensevelir sous des flots de paroles qui cherchent seulement à taire ou à faire taire. J'ai l'impression de ressentir violemment le pouvoir que celui qui détient une parole d'autorité peut exercer sur une autre personne. Je me sens tue, en ce moment.
___Je n'ai aucune envie de me taire. C'est seulement que parfois, et surtout quand je le souhaiterais, les mots ne viennent pas. Ou pas comme je voudrais, ou pas comme il "faudrait", je ne sais pas.
Peut-être cela est-il normal dans des périodes de transition, ou les périodes de crise. Là où les forces vives de la parole sont nécessaires, mais nous font parfois défaut...
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24 juillet 2008
Ami du soir, bonsoir.
Des photos sur facebook,
Ici je parle : )
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